La mission OPC à travers la loi MOP

20/01/2020 AOS

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La mission d’Ordonnancement, de Pilotage et de Coordination (OPC) est apparue dans le BTP sur les gros chantiers de construction et de réhabilitation il y a environ une cinquantaine d’années. Mais elle a dû attendre la loi sur les rapports entre la maîtrise d’ouvrage publique et la maîtrise d’œuvre privée (MOP) de 1985 pour obtenir un cadre légal. Ce sont ensuite ses décrets d’application de 1993 qui ont précisé le contenu de la mission.

Or, depuis le 1er avril 2019, toutes les dispositions de la loi MOP ont été compilées dans le code de la commande publique, rassemblant ainsi de nombreux textes législatifs et règlementaires épars relatifs à la maîtrise d’ouvrage publique, dont l’ancien code des marchés publics. Ce nouveau code constitue désormais le fondement de l’intervention du coordonnateur OPC lors de la réalisation d’un ouvrage.


Les tâches les plus courantes, ou du moins les plus connues, que les maîtres d’ouvrages confient aux architectes ou aux maîtres d’œuvre (MOE) sont : 


Néanmoins, l’article R 2431-1 du code de la commande publique définit clairement l’ordonnancement, le pilotage et la coordination du chantier comme une mission qui peut être confiée au maître d’œuvre. La coordination des travaux est donc une mission à part entière.


A quoi sert un OPC lors d’un projet de construction ?


L’objectif d’un coordinateur est d’optimiser la réalisation des travaux et ainsi assurer le respect des délais et du budget prévisionnel validés par le maître d’ouvrage. En effet, lorsque l’exécution des travaux n’est pas confiée à une entreprise générale qui assure l’ensemble des corps d’état, différents intervenants se croisent sur le chantier.


Selon l’article R 2431-17 du même code, cela consiste à : 



Quel est le contenu de la mission OPC ?


Interlocuteur unique du maître d’ouvrage (de l’assistance à maîtrise d’ouvrage ou de la maîtrise d’ouvrage déléguée si besoin), le coordonnateur des travaux assure la liaison avec tous les acteurs de la construction du bâtiment. Sa mission se décompose en 4 grandes phases : 


Les études préliminaires


Il s’agit d’un examen des éléments contractuels, c’est à dire notamment le cahier des clauses techniques et les plans. L’OPC étudie les contraintes spécifiques du projet de construction et gère les formalités nécessaires à la préparation du chantier.


La phase préparatoire du chantier


À ce stade, le coordinateur met en place un calendrier détaillé reprenant l’intervention chronologique de chaque entreprise suivant les besoins de l’avancement des travaux. Ce planning intègre les dates des approvisionnements ainsi que des réunions de chantier régulières. À ce titre, il organise des réunions de coordination.


La phase de pilotage du chantier


L’OPC doit non seulement contrôler la bonne exécution des travaux mais également leur réalisation dans les délais impartis. Pour cela, il tient des réunions de chantier entre les différents intervenants, dont il assure la diffusion des comptes rendus. Le suivi de l’organisation du chantier passe alors par un recalage permanent du calendrier, du fait principalement des intempéries, et la mise en œuvre de mesures correctives.


La phase de réception des travaux


L’achèvement des travaux fait dans un premier temps l’objet de visites préalables aux opérations de réception avec l’organisation des essais. La réception des travaux, formalisée par la signature d’un PV, génère la période de garantie de parfait achèvement que l’OPC doit également superviser.

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